Un Belge sur deux considère la gestion de son argent comme une charge mentale​

Baromètre du pouvoir d'achat Cofidis, 2026

Tournai, le 18 juin 2026 - L’argent n’est plus seulement une contrainte économique : il devient une charge mentale pour une part croissante de la population. Aujourd’hui, près d’un Belge sur deux considère la gestion de son budget comme une source de stress psychologique, et plus d’un sur deux reporte ses décisions financières faute de visibilité. Les femmes, les francophones et surtout les jeunes se sentent particulièrement accablés par leur situation financière. C’est ce qui ressort de la sixième édition du baromètre du pouvoir d’achat Cofidis, réalisé en collaboration avec le bureau d’études iVOX¹.

La pression financière sur les ménages belges s’intensifie et se fait de plus en plus sentir, comme le montre le dernier baromètre du pouvoir d’achat de Cofidis. 37 % des Belges estiment que leur pouvoir d’achat a baissé au cours de l’année écoulée, contre à peine 10 % qui constatent une amélioration. ​

Une tendance qui s’inscrit dans la durée : ils n’étaient que 22 % à faire ce constat en 2024, 32 % en 2025, et sont aujourd’hui près de 4 sur 10. En l’espace de trois ans, cela représente une augmentation de plus de la moitié.

Plus préoccupant encore, les perspectives d’avenir restent largement négatives : 71 % des Belges ne s’attendent pas à une amélioration de leur situation financière dans les trois prochaines années.

L’argent, nouvelle source majeure de charge mentale

Le principal enseignement de cette édition est sans équivoque : la question financière n’est plus uniquement économique, elle devient profondément psychologique. Près de la moitié des Belges interrogés (47 %) considèrent aujourd’hui la gestion de leur budget comme une charge mentale. Cette pression se fait particulièrement ressentir au quotidien : 1 personne sur 10 a eu des difficultés à payer des dépenses essentielles comme les courses au cours de l’année écoulée, tandis que 1 personne sur quatre n’a été en mesure d’épargner.

Cette tension ne relève plus seulement d’un ressenti ponctuel. Elle s’installe durablement : un tiers des Belges se préoccupent régulièrement de leur situation financière, et 1 sur 6 s’en inquiète chaque jour. Cette inquiétude n’est pas sans conséquences et conduit 57 % des Belges à reporter leurs décisions financières en raison du manque de visibilité. ​

De plus, cette charge psychologique n'est pas le même pour tout le monde. Les femmes (51 %), les francophones (56 %) et surtout les jeunes de moins de 34 ans (60 %) se sentent davantage sous pression par leur situation financière, par rapport à la moyenne nationale de 47 %.

« Notre baromètre montre clairement que la crise persistante du pouvoir d'achat a un impact tangible sur le bien-être des Belges. Un nombre croissant d’entre eux, en particulier parmi les jeunes générations, ont le sentiment de perdre le contrôle de leur situation financière. Nous devons prendre ce signal très au sérieux. Le stress et l’incertitude qui en découlent les poussent à reporter des investissements importants ou à mettre leurs projets d’avenir en suspens, faute de visibilité sur l’avenir. Et ce, alors même que nous savons que les grands défis sociétaux majeurs, comme la transition vers plus de durabilité, exigent eux aussi des investissements significatifs », déclare Pierre Bertrand, CEO de Cofidis Belgique.

Cette charge mentale est renforcée par un écart persistant entre les revenus et les besoins. En moyenne, les Belges estiment qu’il leur manque environ 480 euros par mois pour se sentir à l’aise financièrement.

Des projets d’avenir sous pression

L’impact de la pression persistante sur le pouvoir d’achat dépasse le cadre du quotidien et laisse également des traces à plus long terme. De plus en plus de Belges se voient contraints de reporter, voire d’abandonner, certains investissements structurants. Cela concerne en particulier les rénovations énergétiques : 4 Belges sur 10 déclarent ne pas pouvoir se permettre une rénovation énergétique complète.

Les obstacles sont avant tout financiers. Plus de la moitié (52 %) invoquent un coût trop élevé, tandis que 34 % indiquent ne pas disposer d’un budget suffisant. L’incertitude joue également un rôle déterminant : 24 % des Belges préfèrent reporter leurs projets par manque de clarté sur les aides ou sur leur situation future. ​

« Le baromètre du pouvoir d’achat dresse un tableau clair mais interpellant d’une population qui a le sentiment d’être soumise à une pression financière croissante. On observe un déplacement progressif vers des préoccupations court terme, au détriment des investissements à long terme. Or ce sont précisément ces investissements – qu’il s’agisse d’une rénovation ou d’une formation – qui permettent de recréer des marges de manœuvre dans la durée. Aujourd’hui, pour un nombre croissant de ménages, ils deviennent plus difficiles à envisager », conclut Pierre Bertrand, CEO de Cofidis Belgique.

1 Le bureau d’étude iVOX a interrogé, à la demande de Cofidis, un échantillon de 1.000 Belges, représentatif en termes de genre, de langue, de niveau d’éducation, de revenus et d’âge. L’enquête a été réalisée en ligne entre le 27 avril et le 4 mai 2026.

Gabriella Ferrara

Consultant, Whyte Corporate Affairs

 

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